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Boy III

Après avoir photographier beaucoup de filles j'ai eu envie de tester les garçons. Traverser la limite du genre et ne plus utiliser ma complicité de femme avec mes modèles a été pour moi un challenge. C'était aussi excitant d'entrer dans le monde des garçons, les garçons n'ont pas le même regard ni les mêmes stratégies que les filles devant l'objectif. J'ai aussi découvert une forme de timidité séduisante.
Pour cette série, qu'est ce que je faisais là? avec lui? dans cette ville? 
Je connaissais tout de lui et lui tout de moi.
Surprise et Charmée par son imagination sans limites,  c'était comme un grand jeu dans lequel je prenais part. "Ça, c'est la vie" qu'il me répétait. Je crois que c'est un magicien, sans âge, qui a le pouvoir de magnifier ce temps passé. Merci B.





Boy II

 Amphithéâtre, Arles, Aout 2016

Lux.

 Modèle : Alicia L.
Réalisations textiles: MADE BY 6 et Mélanie Z.
MUA: Lorine Sgz Makeup Artist
Décors, mise en scène : Aurélien
+ Philippe, Sophie, Hélène. 

24h Pour monter un studio et réaliser des centaines de photos. L'idée de départ créer des bijoux pour des vêtements ou plutôt des vêtements pour des bijoux, le tout dans une ambiance très wild et graphique. La lumière se diffuse à travers la canopée, une ambiance magique mis en beauté par de superbes modèles. Ici il n'y a qu'un extrait de l'ensemble du shoot. La suite ne saurai tarder !

Subjectivité Incohérence 30%

Un regard porté sur une ville française qui se meurt en se vidant petit à petit de ces commerces. La ville de Saint-Gaudens peuplée de 13 487 habitants a eu son heure de gloire grâce à son activité économique, plus précisément grâce à son usine à papier. Aujourd’hui elle est en danger, car elle a été bouleversée il y a un an par l’ouverture du centre commercial, le Saint-Gopôle qui se trouve à l’extérieur de la ville. Les rues n’ont pas changées a priori, mais lorsqu’on tourne la tête, qu’on regarde à l’intérieur, c’est alors que l’on s’aperçoit avec affolement de la multiplication des promotions de ventes et des panneaux « A Vendre », « A louer ».
J’ai voulu mettre en avant ces devantures abandonnées qui se mêlent aux commerces survivants, aux voitures, a mon propre reflet et aux quelques passants. Il m’a semblé important de montrer la population qui vie dans cette ville et qui curieusement a adopté un mode de fonctionnement différent, en consommant à l’extérieur du centre. Le regard fixe et vide montre à quel point le climat est lourd et inquiétant. J’aime imaginer que la ville est une femme, qu’elle a une âme, un regard sur elle-même. Combien son désarroi est grand en voyant ces vitrines voilées, désertées, oubliés ?